Les thérapies de conversion bientôt interdites ?

La rédaction 28 septembre 2020

Une députée LREM se bat depuis de longs mois pour faire la lumière sur les pratiques des « thérapies de conversion ». Laurence Vanceunebrock a ainsi annoncé le dépôt d’une proposition de loi pour les interdire.

Certaines pratiques semblent d’un autre âge et pourtant elles peuvent encore avoir cours.

Comment fonctionnent ces « thérapies de conversion » ?

Ces pratiques prétendent transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.

Si l’homosexualité est bien exclue de la liste des pathologies psychiatriques en France depuis 1992, elle reste encore considérée comme une maladie par les promoteurs de ces thérapies de conversion, qui couvrent “un spectre très large de pratiques souvent insidieuses”, la plupart du temps adossées à des organisations religieuses qui espèrent convaincre les participants qu’il est possible de se convertir à l’hétérosexualité ou encore, qui encouragent l’abstinence sexuelle.

Dans la pratique, il est souvent question de hautes doses de médicaments, de séances d’hypnose, voire d’électrochocs et bien sûr de mariages forcés… Et même si aucun chiffre officiel ne circule en France, une étude de 2018 montre qu’ils seraient 700 000 à subir ces traitements aux États-Unis.

Objectif de la loi

Il va s’agir de proposer une loi qui vise à créer une « infraction spécifique pour prohiber ces pratiques et prévoit des facteurs aggravants pour prendre en compte la situation des mineurs, public particulièrement victime de ces thérapies« . Une proposition de loi qui permettra notamment de porter plainte et d’interdire toutes « les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne« . Les effets des thérapies de conversion peuvent être dramatiques sur la santé : dépression, isolement, ou encore suicide.

La loi cherche également à distinguer correctement les thérapies de conversion de celles qui ont pour objectif « l’accompagnement et le soutien de personnes ayant des questionnements sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre« .

(Image à la une : Getty Images)

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