Confinement : une pénurie de préservatif est-elle à prévoir ?

James-Nicolas de Sade 15 avril 2020

Avec le confinement, des pénuries apparaissent. Après le papier toilette et les sextoys, est-ce que les préservatifs seraient aussi visés ? detidom.ru vous dit tout !

Bien qu’ils ne fassent pas partie des achats de « première nécessité« , les préservatifs restent un dispositif médical. Et comme beaucoup de produits depuis le début du confinement, une pénurie de préservatifs serait à prévoir. Avant même la question des livraison, au ralenti depuis quelques semaines, se pose la question des fournisseurs. La semaine dernière Karex, la plus grande entreprise de production de préservatifs, a tiré la sonnette d’alarme.

« Certainement une pénurie de préservatifs«

Karex est l’un des plus gros producteurs de préservatifs au monde. Ces derniers produisent environ 5 milliards de préservatifs par an, soit 20% de la production mondiale de préservatifs. Karex n’avait plus produit un seul préservatif dans ses trois usines malaisiennes depuis le 18 mars en raison d’un blocage imposé par le gouvernement pour stopper la propagation du virus. La Malaisie étant le premier pays producteurs de caoutchouc au monde, c’est toute l’industrie qui se retrouve impactée.

Karex a finalement pu reprendre la production mais avec seulement 50% de ses effectifs. Une interruption de plus d’une semaine et demie qui, selon les dires de Goh Miah Kiat, directeur de Karex, à l’AFP, fera que : « Le monde connaîtra certainement une pénurie de préservatifs : 200 millions de préservatifs n’ont pas pu être fabriqués. » Karex produit également des préservatifs pour les programmes d’aide et de prévention contre le VIH de l’ONU. L’ONU a par ailleurs alerté qu’avec la diminution de la production ainsi que les mesures de fermeture de frontières, des difficultés allaient se faire sentir. Un porte-parole affirme que l’ONU n’assurera que : « 50 à 60 % de ses livraisons habituelles de préservatifs à cause des perturbations liées au virus. »

Confinement et pénurie : quel impact en France ?

Le confinement est prolongé et les commerces considérés comme « non-essentiels » sont fermés. Restent ouverts les magasins alimentaires, les supermarchés et établissements médicaux et paramédicaux. Le Roi de la Capote, dans le 11ème, fait partie de ces derniers. Pour Marc Pointel,  il n’y a pas d’inquiétude à avoir : « En Europe, la situation a été anticipée et des stocks ont été faits. Au vu des stocks, on devrait pouvoir tenir au moins jusqu’à la fin du confinement. » rassure-t-il.

D’autant que les ventes, contrairement à ce que l’on peut penser, ne sont pas en progression, au contraire : « Ce n’est pas parce qu’ils sont ensemble en permanence que le couples font plus souvent l’amour. » nous dit Marc. Si le confinement n’est pas fini, ce n’est pas pour autant une raison de ne pas se protéger. Et on rappelle que les préservatifs ne sont pas des masques de protection !

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