Fibrome utérin : l’ablation de l’utérus est évitable !

Flore Cherry 2 juin 2020

À ce jour, on estime qu’entre 30 000 et 50 000 femmes en France se font retirer l’utérus chaque année dans le but de traiter un ou plusieurs fibromes utérins.

fibrome uterin ablation uterus

Le fibrome est une pathologie qui concerne 30% des femmes de plus de 35 ans. Il peut être très handicapant au quotidien, source de règles très abondantes, d’anémie, de fatigue et d’inconfort dans la vie personnelle, familiale et professionnelle.

Le traitement classique qui consiste à enlever complètement l’utérus (hystérectomie) est certes efficace, et validé depuis de nombreuses années, mais il peut entraîner des souffrances physiques et psychologiques souvent imprévisibles. En outre, il peut engendrer des troubles dépressifs secondaires et nécessiter une convalescence prolongée.

Une alternative à l’ablation : la technique de l’embolisation

Pour toutes ces raisons, des radiologues interventionnels ont développé depuis 30 ans une technique alternative : l’embolisation. Celle-ci est réalisée lors d’une très courte hospitalisation (sans cicatrice abdominale) et permet un retour aux activités normales en une semaine. Cette technique innovante, et mini-invasive, permet de dévasculariser le fibrome sans endommager l’utérus. L’embolisation permet également une diminution significative de la durée d’hospitalisation comme du temps de récupération post-opératoire de la patiente.

La technique d’embolisation a été validée dans un document de recommandation en collaboration avec le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France (CNGOF), publié en 2011. L’embolisation des fibromes utérins est particulièrement indiquée chez la femme n’ayant plus de désir de grossesse.

Malheureusement, bien que ces recommandations précisent que les patientes doivent être informées de l’existence de cette technique, seulement 3% des femmes concernées ont aujourd’hui recours à cette solution… La profession des radiologues interventionnels soutient la mise en place d’un dialogue multipartite associant l’ensemble des professionnels concernés (gynécologues, chirurgiens et radiologues) afin d’établir les meilleures options de prise en charge possibles pour traiter la patiente, lui garantissant ainsi le libre choix parmi les différentes options qui s’offrent à elles.

Au-delà du traitement du fibrome utérin, la technique d’embolisation s’applique aujourd’hui à d’autres pathologies bénignes telles que l’adénome de la prostate ou encore le traitement des hémorroïdes.

(Image à la une : Getty Images)

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Journaliste, blogueuse et organisatrice d'événements dans le milieu de l'érotisme, je suis une jeune fille cul-rieuse qui parle de sexe sans complexe (et avec une pincée d'humour, pour que ça glisse mieux !)

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