Le cunnilingus, la pratique sexuelle qui a le vent en poupe !

La rédaction 1 juin 2020

Le cunnilingus fait partie des préliminaires amoureux mais ce prélude intime peut également se transformer en un acte complet et conduire à l’orgasme de la femme, ou des deux partenaires s’il est associé à la fellation ou dans un rapport “femmes bi”. Aujourd’hui, le cunnilingus est pratiqué par la majorité des couples et nombreuses sont les femmes qui réclament cette caresse buccale à leur partenaire.

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Le cunnilingus à travers l’histoire

L’étymologie de ce mot nous vient du latin cunnus (con, sexe de la femme) et lingere (lécher). On peut l’appeler également le cunnilictus. Il s’agit tout simplement d’une pratique sexuelle orale qui consiste à exciter le sexe, la vulve, le clitoris de sa partenaire à l’aide de la bouche et de la langue. On a découvert en Océanie plusieurs illustrations de rapports bucco-génitaux sur des poteries datant de plus de 300 ans avant J-C ainsi que sur des parchemins en Chine qui nous ramènent 200 ans avant J-C et qui font état de cette pratique. Le Kama Sutra, quant à lui, nous livre des conseils précis pour donner du plaisir à une femme avec sa langue. À Pompéi, pour les romains, le cunnilingus était jugé comme indigne d’un mâle. On a pourtant découvert plusieurs fresques représentant des scènes de ce jeu amoureux. On retrouve le même sentiment en Grèce, avec Aristophane qui écrit : « Il souille sa langue de honteuses voluptés, en léchant dans ses orgies cette rosée dégoûtante, en salissant sa barbe en tourmentant les vulves. »

Plus tard, le cunnilingus sera célébré par de nombreux poètes. Maupassant terminait ses lettres amoureuses par : « je t’embrasse sur toutes les lèvres » et a écrit un poème au titre très évocateur, Ma Source. On peut également rappeler les quelques vers de Paul Verlaine : « Ô ton con, comme il sent bon ! j’y fouille. Tant de la gueule que du blair. Et j’y fais le diable et j’y flaire. Et j’y farfouille et j’y bafouille. »

Le cunnilingus en quelques chiffres

Les enquêtes les plus récentes nous apprennent que 54 % des femmes en raffolent et s’y adonnent à chaque rapport, 4 % le refusent et n’y éprouvent aucune excitation ni aucun plaisir, 2 % l’acceptent uniquement pour faire plaisir à leur partenaire et 40 %, enfin, l’apprécient et le pratique de manière assez régulière. Voilà donc une pratique qui fait quasiment l’unanimité…

Le cunnilingus dans l’Argot

Une fois de plus, rendons hommage à Frédéric Dard qui nous offre quelques délicieuses métaphores : faire minette, brouter le minou ou le gazon, coller les timbres à la cave, bouffer la boîte à mouille, bouffer le fri-fri, bouffer le colifichet, lécher la minoutte, brouter la chatte, descendre à la poissonnerie, briquer le clito à l’huile de parlottes, brouter la boutique à cresson, mignarder la craquette, déguster la tarte aux poils ou le coquillage, faire ventouse, laper en profondeur, léchouiller la broussaille, minoucher la case-trésor, tutoyer la minouche…

Le cunnilingus par Anne-Sophie

Anne-Sophie, Lilloise de 36 ans, libertine, adore jouer avec sa bouche et sa langue, mais elle apprécie également de s’offrir aux caresses buccales d’un homme… et d’une femme ! Pour elle, le cunnilingus peut être un jeu, un préliminaire, mais lorsque le courant passe bien avec ses partenaires, il peut devenir un acte complet : « J’adore ça, m’occuper du sexe d’une fille avec ma bouche. Par contre, je n’apprécie pas trop les foufounes poilues. Je m’éclate vraiment si la fille est entièrement épilée et si elle possède un sexe mignon, avec des petites lèvres serrées et bombées. Là, je craque ! Dans un cunnilingus, il n’y a pas que le plaisir de la langue et de la bouche. Il y a le plaisir de l’œil, du regard, celui de pouvoir admirer le sexe de sa partenaire. Il y a également tout un jeu avec les doigts. On peut lécher le sexe tout en caressant les seins de la fille, ses cuisses, son ventre, lécher la fente et masser le clitoris ou pourquoi pas, l’anus. »

Anne-Sophie n’a pas de préférence. Elle aime aussi bien que ce soit un homme qu’une femme qui s’occupe d’elle de cette manière : « C’est sûr, il y a une différence. Les hommes vont plus vite vers l’essentiel. Une femme sera plus sensuelle, elle embrassera les cuisses, elle couvrira la vulve de petits bisous, mais à part cette sensualité différente, je prends autant de plaisir avec les uns qu’avec les autres. »

Cunnilingus et Sida

En théorie, et parce qu’il y a contact avec les muqueuses, le cunnilingus pourrait permettre une transmission du virus du Sida. Même si aujourd’hui, le risque est nettement inférieur à celui d’une pénétration vaginale ou anale, et si aucun cas de transmission du VIH par cunnilingus n’a pu être individualisé, on ne peut pas dire qu’il n’y ait aucun risque de contamination.

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