Pourquoi aime-t-on autant la fessée érotique ?

La rédaction 16 juillet 2020

Il semblerait bien que la fessée existe depuis la nuit des temps. Ovide, dans son célèbre recueil L’Art d’aimer en vantait déjà les bienfaits et proposait diverses techniques jusqu’à son apothéose dans les récits du marquis de Sade. Aujourd’hui, la fessée érotique dépasse largement le cadre des pratiques BDSM. Qui d’entre nous n’a jamais eu envie de donner ou de recevoir quelques bonnes petites claques sur les fesses ?

fessee erotique entre femmes

Une étude IFOP/Femme Actuelle nous apprenait, à la sortie du deuxième tome de 50 nuances de Grey, qu’en France, 24% des femmes avouaient avoir déjà reçu une petite fessée érotique de la part de leur partenaire. On estime qu’aujourd’hui, elles sont encore plus nombreuses, aussi bien à la recevoir qu’à la donner.

Dans les milieux BDSM, la fessée est essentiellement punitive et peut être très violente. Nous nous intéresserons plutôt à la “petite fessée érotique” pratiquée par de nombreux couple. Un jeu sexuel, comme l’explique Italo Bacardi auteur d’Osez la fessée, doit rester piquant, excitant et très stimulant. Cette fessée met en scène diverses choses : l’humiliation, la transgression, la douleur, la chaleur, le désir, l’excitation, une relation dominant(e)/dominé(e) et parfois de vieux souvenirs d’enfance, comme l’écrit Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions : « Qui croirait que ce châtiment d’enfant, reçu à huit ans par la main d’une fille de trente, a décidé de mes goûts, de mes désirs, de mes passions, de moi pour le reste de ma vie ? »

Au-delà du BDSM, la fessée immisce dans notre quotidien !

Certains sexologues parlent de flux sanguin augmenté à la surface de la peau et qui rendrait ensuite les récepteurs nerveux plus sensibles aux caresses à venir, ou bien de libération d’endorphines pouvant entraîner une sensation de plaisir et de bien-être.

Sur un forum consacré à la fessée, Aymeric y ajoute une notion sonore : « Ce qui m’excite aussi, c’est le bruit que fait ma main qui claque sur les fesses de ma copine. » Quant à Lisa, elle raconte longuement sa première expérience de fessée : « Au début, on s’amusait à se chamailler sur le lit. Mon homme a réussi à baisser à mi-cuisses mon pantalon et ma culotte et il a commencé à me fesser. Juste par jeu. Il a continué et d’un coup, j’ai ressenti quelque chose de bizarre en moi. Sa fessée était en train de m’exciter. »

Elle n’est pas du tout attirée par d’autres pratiques violentes et termine son témoignage par : « Ce que j’aime maintenant, après avoir reçu une petite fessée, c’est de regarder mes fesses rouges sur un miroir. »

Alors ? Partant(e) à présent pour une petite fessée ? Et ressentir ce qu’écrivait Guillaume Apollinaire dans les Exploits d’un jeune Don Juan : « Après la première douleur, j’avais éprouvé un sentiment de volupté toute la journée. » ?

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