Coronavirus : une pénurie de sextoys en vue ?

James-Nicolas de Sade 23 mars 2020

Suite aux mesures de confinement annoncées par le président, la vente de sextoys est en augmentation. Tellement haute que la pénurie semble proche ! Surtout suite au confinement extrême qu’a connu la Chine.

Après le riz, les pâtes, les boites de conserves et le papier toilette, place aux ? Cela pourrait être une réalité. L’apparition du nouveau coronavirus (nCoV-19) au mois de novembre a eu de lourdes conséquences. Des mesures de confinement avaient été décrétées par la Chine le mois dernier, les usines étaient contraintes de s’arrêter. « L’atelier du monde » était à l’arrêt. Que ce soit les colis Amazon, Apple ou autres grandes industries de livraison, tout était à l’arrêt. Il en était donc de même pour les sextoys et autres produits érotiques.

Le secteur du plaisir en danger à cause de coronavirus ?

Tous les secteurs économiques ont été impactés par la pandémie de Covid-19, le secteur du plaisir ne fait pas exception à la règle. Certes, quand l’épidémie frappait la Chine de plein fouet, les ventes de préservatifs connaissaient une forte augmentation. Pareil pour les sextoys dans les zones confinés.

Mais l’embellie pourrait bientôt s’arrêter. Pour les sextoys déjà. L’arrêt de la production dans certaines usines et l’éclosion d’une surcharge dans les ports pour le transport de marchandises risquent de pénaliser les industries. A la sortie mais aussi à l’entrée de la Chine, la réduction de l’activité portuaire entraîne un problème dans la livraison des commandes, les stocks étant rapidement arrivés à sec. Du côté des sexshops en ligne, on ne s’inquiète pas des stocks mais des livraisons.

Plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte. La fermeture des points-relais notamment : « Les livraisons sont encore assurées mais les points relais sont fermés. » déclare-t-on du côté de Rue des Plaisirs. « Aujourd’hui les livreurs de tout le Grand-Est ont interdiction de livrer autre chose que des produits médicaux. » Il ne s’agit donc pas tellement d’un problème de stocks, mais plus d’un problème d’intermédiaires.

Le cas des préservatifs

L’industrie du plaisir n’a profité de cette amélioration que dans un premier temps. Le constat est le même du côté des préservatifs. Nous avons contacté Marc Pointel, créateur et propriétaire du Roi de la Capote, boutique spécialisée dans les préservatifs masculins, féminins et lubrifiants. Pour lui, le constat est net : « On a presque perdu 90% des ventes. » Pour lui, les préservatifs ne seront pas impactés par un risque de pénurie car : « Au vu des stocks qui existent en Europe, on peut tenir au moins 2 mois. »

Cette chute du nombre de préservatifs vendus s’explique par « le nombre de personnes en couple mais qui ne vivent pas sous le même toit. » Nous explique Marc : « Tout le monde ne commande pas en ligne. » Même si son magasin reste ouvert pendant la période de confinement (car le préservatif est un dispositif médical), les clients ne viennent plus. Et ce n’est pas seulement les couples qui ne vivent pas sous le même toit qui sont concernés. Selon Marc : « Il y a des couples légitimes mais qui au bout d’un moment n’ont plus d’activité sexuelle ensemble. Ils/elles ont des amants, maîtresses, mais ne peuvent plus les voir à cause du confinement. »

L’industrie du plaisir et du divertissement pour adultes est donc elle aussi impactée par la pandémie de Covid-19.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à commander ou encore aller acheter directement, restez chez vous et protégez les autres !

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