Le bukkake : zoom sur une pratique très humide

La rédaction 9 novembre 2020

Encore une fois, l’étymologie de ce mot nous vient du Japon. Le verbe signifie éclabousser. Sexuellement, cette pratique de groupe désigne l’acte où une personne se fait arroser de sperme (visage, cou, seins…), par plusieurs partenaires. En vogue dans la pornographie nippone des années 80, elle ne tardera pas à se propager à travers l’Europe et les Etats-Unis. Aujourd’hui, on la retrouve dans les milieux libertins pour le plus grand plaisir de certains et surtout, de certaines…

Pratique humiliante ou honorifique ?

Qui croire ? Certains sexologues jugent la pratique du bukkake comme une manière d’humilier la personne qui se fait éjaculer dessus. D’ailleurs, une croyance populaire et moyenâgeuse japonaise la décrivait déjà comme un acte de punition pour une femme adultère. Elle devait se tenir à genoux et la totalité des hommes du village se masturbait tout à tour face à elle pour ensuite l’arroser de leur sperme.

Celles qui le pratiquent aujourd’hui parlent plus facilement d’un honneur et d’une grande fierté de se retrouver entourées d’hommes désireux et excités et d’être totalement maîtresse de leur jouissance. Plutôt que d’humiliation, Catherine, 46 ans, ressent au contraire une forme de pouvoir sur ses partenaires : «  L’éjaculation finale, c’est ma récompense, c’est le moment où les hommes s’abandonnent sur mon corps et me font le don de leur semence. Je suis la reine de leur désir et de leur plaisir. Plus ils éjaculent longuement et plus je suis heureuse. »

Libertine depuis une quinzaine d’années, elle a déjà vécu de nombreuses fois cette situation, que ce soit en clubs mais surtout dans des soirées privées organisées par son mari qui n’a aucun mal à trouver des complices masculins sur des sites de rencontres : «  Il n’y a quasiment jamais de relations sexuelles mais j’aime bien caresser, branler, lécher et sucer tous ces sexes qui vont exploser sur moi. » A genoux et entourée de 10 à 15 partenaires est sa configuration idéale : «  Voir autant d’hommes bander pour moi est déjà visuellement très excitant. Je n’ai qu’une envie, les exciter et leur donner le plus de plaisir possible. C’est à la fois hard et obscène, je me sens vicieuse et cela me fait mouiller terriblement. Je vois les glands changer de couleur, se gonfler au maximum et je n’attends plus qu’une chose, leur explosion.  Priorité aux jeunes hommes qui ont des éjaculations abondantes. »

Ils étaient sans doute plus de 20 pour son plus grand bukkake, en 2018 au Cap d’Agde. Les nombreux voyeurs présents dans les dunes de la baie des cochons avaient joui sur elle sans relâche.

Dans les milieux BDSM, la composante humiliante du bukkake concerne la personne qui se fait arroser de sperme, mais chez Karine, l’humiliation est avant tout dirigée vers son mari candauliste : «  Cela m’excite d’autant plus que je sais que mon mari est là et me regarde. Il n’a pas le droit de participer, son seul droit est d’assister visuellement à ma jouissance et à celle de mes amants. »

Le gokkun : une pratique plus extrême

Enfin, si vous voulez tout savoir, il existe une autre pratique étroitement liée au bukkake et qui se nomme le gokkun (onomatopée japonaise équivalente au « gloups »), où cette fois, la personne qui se fait éjaculer dessus doit ensuite lécher et avaler le sperme. Notez bien que cette dernière pratique est à haut risque dans la transmission du VIH ou autres maladies sexuellement transmissibles.

(Image à la une : Getty Images)

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