Sexy thérapie

La rédaction 22 juin 2020

Véro, 34 ans, Bordeaux, nous raconte le jour où elle a flanché avec un de ses patients, dans son cabinet de sexothérapie…

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A 34 ans, j’ai ouvert mon cabinet de sexologie. Mon métier me passionne, je lui donne tout mon temps et mon énergie. Il n’en reste pas beaucoup pour ma vie personnelle, que j’ai mise entre parenthèses. C’est sans doute cela qui m’a amenée à dépasser les limites avec un patient. La fatigue, la frustration sexuelle… Un comble, pour une professionnelle de la chose.

Je me rappelle de chaque instant, chaque sensation. Peut-être que coucher mon histoire sur le papier me permettra de prendre les décisions qui s’imposent ? Il est 19h. C’est la dernière consultation de la journée. Je suis contente que ça soit celle de François. Il a deux ans de moins que moi, ce qui me donne le sentiment d’avoir une forme d’autorité sur lui. Pas comme avec les hommes plus âgés, qui parfois sont récalcitrants à écouter mes conseils. François est différent. Pas seulement du fait de son âge. C’est autre chose… Une certaine douceur émane de lui. Quand il s’assoit en face de moi dans mon cabinet et qu’il croise ses mains, j’ai l’impression que l’écoute est mutuelle. Il ne déverse pas ses névroses sur moi. Il me les confie, pour que j’en fasse sortir quelque chose. Littéralement. François est impuissant depuis deux ans.

Quand il entre dans le cabinet, ce soir-là, je me surprends à me dire que c’est du gâchis qu’il soit en panne. Je le trouve séduisant, ni trop grand, ni trop petit, avec des traits rassurants, de jolis yeux gris-bleus. Je rougis tandis qu’il enlève son manteau. S’il savait… Peut-être qu’il perçoit mon trouble. La séance est très intime. Il fait chaud, nous sommes en plein hiver et le chauffage est au maximum. Je demande à François une seconde pour enlever mon pull. Mais je fais ça trop vite, peut-être suis-je gênée par ce geste devant un patient, qu’en plus je trouve attirant. Ma chemise remonte en même temps que le pull, je me retrouve en soutien-gorge devant lui, la tête coincée… Quelle cata !

François s’approche. Il retire le pull et la chemise vient avec… Il n’a pas l’air embarrassé, au contraire. C’est lui qui se penche vers moi et qui m’embrasse. Ses lèvres sont douces mais le baiser est ferme. Je sens le désir qui palpite. Comment est-ce possible ? Est-ce moi qui l’ai laissé s’installer entre nous ? Les questions tournent dans ma tête. Mon patient ne se les pose pas. Il m’a relevée de mon fauteuil. Nous nous embrassons, je tremble, alors que lui est déterminé. Il dégrafe mon soutien-gorge. Non, non, pas ici ! Je m’entends balbutier que mon appartement est sur le palier d’en face.

C’est le bazar quand j’ouvre la porte. Je suis si gênée, mon assiette de la veille est restée devant la télé… François comprend et me sourit : « Tu me montres la chambre ? » Elle n’est pas beaucoup mieux, le lit est défait, mon panier à linge déborde… Je présente des excuses mais mon patient est toujours aussi calme : « Et si tu me montrais autre chose à regarder que ta déco ? » Je ris. Il a raison, nous savons tous les deux que nous ne sommes pas là pour soigner ma compulsion de bordélisation… Je me déshabille. Pas une seconde, je ne pense à ses problèmes d’érection, ni à la timidité qui m’empêche parfois d’être disponible pour certains hommes. Je n’ai pas fait l’amour depuis des mois, pourtant, une semaine plus tôt, j’ai été chez l’esthéticienne et je suis parfaitement épilée… Mon inconscient devait donc bien me travailler.

Je suis presque nue et François aussi. Il souhaite prendre des photos. Je me rappelle fugacement qu’il risque de ne pas arriver à bander et que les images peuvent être un bon support pour lui. Je hoche la tête et prend la pose. C’est efficace pour moi aussi, comme un jeu. Le sexe ludique, c’est l’approche que je défends au cabinet. Voilà que je vais enfin appliquer cette recette à moi-même ! J’ai le plaisir de voir que mon patient bande, et pas qu’un peu. Qu’est-ce qui l’a débloqué ? Sans doute le fait que je le connaisse mieux qu’aucune femme, dans son intimité réelle : son cerveau. Lui a envie de me présenter un autre organe… Son sexe est délicieux quand je le goutte. Nous sommes joyeux, réellement heureux de nous trouver comme ça, nus et sans complexe. Au point que je propose spontanément une levrette. Mon cul est la partie de mon corps que je préfère, François la trouvera sans doute à son goût !

Il me pénètre et je ne peux que constater sa vigueur. Elle est en moi, elle s’exprime, elle vibre… François est silencieux au début, comme s’il craignait que tout retombe. Mais il tient. Si bien qu’il finit par pousser des soupirs graves, puis des grognements. Je crie franchement, les mois d’abstinence s’effacent à chaque coup de reins. Ses mains sur mon cul me font monter au ciel. Mais il souhaite autre chose… Je crains de ne pas pouvoir lui offrir, pas ce soir, pas pour notre première fois. Mais, oh surprise, je l’entends murmurer : « Je veux te prendre dans mes bras… »

C’est ainsi que nous terminons, en missionnaire, posture classique mais du coup, si réconfortante. Ce n’est pas l’explosion de sensations de tout à l’heure, mais la tendresse, la fusion, les corps qui ne font qu’un. Nous jouissons dans les bras l’un de l’autre, unis. Quand François se retire, je prends quelques secondes pour caresser mon sexe plein et satisfait. Cela sera la dernière photo de mon patient, comme une preuve de sa dureté revenue. Je n’ai pas encore osé le rappeler pour programmer une séance. La déontologie me l’interdit, mais le désir me l’impose. Je le sens en achevant ces lignes.

(Image à la une : Getty Images)

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