Masturbation à deux voix

La rédaction 28 avril 2020

Paul et Elise nous racontent à tour de rôle la même version d’un jeu coquin : se donner du plaisir l’un devant l’autre. Pas si facile à faire, même en couple !

masturbation à deux voix

ELISE :

Nous sommes dans notre chambre un soir et nous avons envie d’autre chose. De sexe bien sûr mais différent, décalé. Retrouver cet élan d’avant, ce temps où nous nous séduisions par réseau social interposé et par de longs échanges épistolaires constellés de selfies plus ou moins suggestifs. C’est Paul qui a l’idée, elle me séduit et nous montons jusqu’à notre chambre avec des rires étouffés et une excitation qui grimpe en flèche.

PAUL :

C’est vrai qu’après dix ans de vie commune, le sexe prend ses distances avec le couple. Il faut lui redonner un second souffle, initier une nouvelle passion. Élise est une femme à la sensualité débordante, il faut juste savoir déclencher son tumulte intérieur. Un « Et si on baisait ?! » n’a aucune chance d’aboutir avec elle désormais alors que c’était un déclencheur systématique à nos débuts. Aujourd’hui elle comme moi sommes plus dans la communication, l’invitation, le glissement progressif. J’ai donc préparé la chambre, bougies, lumière tamisée, deux coupes de champagne et une bouteille dans un sceau de glace.

ELISE :

Paul est un homme ensorcelant. Il a dû être une femme dans une autre vie, il aime le shopping, les parfums, la mode, le maquillage ! Attention, il peut être très « mâle » dans certaines circonstances mais il ne renie en rien son côté féminin. C’est ce qui m’a plus de prime abord chez lui. Cela se ressent aussi dans sa façon de me faire l’amour. Il prend son temps, il sait m’amener au désir par des baisers sur tout le corps, par ses caresses, ses massages et les histoires folles qu’il m’invente et où je suis le centre d’attraction de plusieurs hommes bandant pour moi … mon fantasme de toujours …

PAUL :

Nous nous connaissons parfaitement avec Elise. Même si elle conserve son jardin secret et moi le mien. Elle est assez masculine comme je suis un peu féminin. Le Yin et le Yang. Sexuellement nous savons que nous sommes compatible, par exemple, si je veux déclencher un désir sourd en elle, je n’ai qu’à lui susurrer une petite histoire de mon cru. Je la mets alors en scène, livrée à plusieurs mâles en rut. C’est drôle cet aspect secret de bien des femmes, être féministe et indépendante tout en fantasmant sur des scènes de coercition.

ELISE :

Il sait parfaitement manier l’alchimie de mon désir et  tous les ingrédients qui me rendent folle. Rien ne m’excite autant que ses histoires où je me retrouve « obligée » d’avoir un rapport sexuel avec un ou plusieurs inconnus. Il arrive toujours à inventer des situations où je me vois contrainte, pour m’en sortir, de prendre en bouche plusieurs masculinités puis à me donner à ces inconnus … pour mon plus grand plaisir !

PAUL :

Ce soir précis, je sentais qu’Elise avait envie d’autre chose, d’un certain exotisme. Il était tard, la nuit avait recouvert depuis longtemps notre coin de banlieue. J’allais lui proposer un massage mais je sentais son être tout entier gagner par une énergie sexuelle que je connais bien. Élise était électrique et son corps m’envoyait des signaux clairs : il avait besoin d’exulter avant le sommeil. Et ce n’est certainement pas un massage qu’elle réclamait en filigrane, même si rien ne m’empêchait de l’accompagner dans les bras de Morphée par de douces palpations après le sexe.

ELISE :

Paul il en moi, quand je vous dis qu’il a été une femme dans une incarnation passée ! Nous sommes montés dans notre chambre sous les combles et j’ai senti son regard sur mes fesse moulées dans une minijupe. Je ne sais pas ce qu’il voit et qui exsude de tout mon être ? Une démarche un peu plus balancée ? Un chaloupé des hanches plus prononcé ? Toujours est-il qu’arrivé dans notre nid d’aigle j’ai eu la surprise de voir des bougies allumées un peu partout, une bouteille de champagne ouverte nous attendait ainsi qu’une enveloppe posée sur mon oreiller et qui m’était destinée. Il est ressorti de la chambre, le temps pour moi de lire les « instructions » avant de reparaître devant moi.

Paul avait préparé ma tenue : une guêpière noire et des bas assortis, je me suis déshabillée et j’ai enfilé cette parure sexy en sirotant une première flûte. Puis, suivant la fin de la missive, je me suis allongée sur le lit, la psyché n’était plus à sa place mais au pied du lit, orientée dans ma direction. J’y ai découvert ma vulve, tapie dans l’ombre. Cela faisait une éternité que je n’avais pas regardé mon intimité. Douce et refermée, elle ne disait rien de mon désir, pourtant je sentais ma matrice pulser. J’ai posé une main timide sur mes nymphes. Elles étaient chaudes et légèrement gonflées. Je me suis enhardie et j’ai entrouvert les rideaux de chair. La pourpre de mon sexe a étincelé dans le reflet du miroir. J’ai fait saillir mon bourgeon, petite géode nacrée et j’ai porté un doigt à ma bouche que j’ai léché. J’ai été parcourue par un frisson, combien de temps s’était passé depuis mes dernières caresses onanistes ? Une éternité …

PAUL :

Son parfum est différent, ses baisers sont différents, sa voix est différente. Lorsqu’Elise a envie de faire l’amour, tout son être exprime son désir. Son regard est plus trouble, ses pupilles sont dilatées. Elle ne s’en rend pas compte mais elle parle un demi-octave plus bas lorsqu’une ardeur érotique s’empare d’elle. Au fil du temps j’ai remarqué ce filigrane très marqué chez elle. En l’occurrence, je savais que ce soir elle voulait embrasser une petite mort libératrice. Je me suis déshabillé lentement, lui laissant le temps de se préparer selon mon petit scénario. Ma masculinité s’est dressée sous l’effet de l’excitation, sous l’effet de mon imagination. Je fermais les yeux et je devinais ses gestes là-haut. Précis, langoureux, ses ongles manucurés reflétant les flammes des bougies. Il était temps pour moi de la rejoindre.

ELISE :

Je voulais le surprendre, revenir à nos fondamentaux, à ce qui a fait le ciment premier de notre couple. J’ai entendu ses pas dans l’escalier en bois. Je voulais la chaleur de son corps mais aussi respecter le script de son fantasme qui m’excitait au plus haut point je l’avoue. La porte s’est refermée dans un froissement feutré. J’ai deviné son sexe en ombre chinoise, long sabre veiné telle une lame damassée, fier et tendu vers le ciel. Mon entrejambe était devenue un sous-bois, un humus moelleux et parfumé, une rosée sensuelle avait envahi mon sillon et mon doigt glissait tel un soc labourant cette terre fertile. J’ai regardé Paul s’avancer et venir se placer dos à moi, debout devant le psyché. Notre danse sensuelle a alors commencé.

PAUL :

Elise a toujours été très pudique et je savais que « l’exercice » que je lui imposais pouvait se transformer en torture. Mais visiblement elle avait décidé de passer outre ses propres limites et se donnait à moi comme rarement. La lumière tamisée devait atténuer le rose de ses joues, elle était allongée, lascive et abandonnée, sa main droite scandait un mantra érotique sur sa féminité. Le silence ouaté de la chambre renforçait encore la tension sexuelle qui venait de surgir entre nous. J’ai glissé ma main autour de ma masculinité presque douloureuse tant elle m’exhortait à lui faire rendre grâce. Je me suis incliné de telle façon à ce que, par le jeu du miroir, je devine les gestes d’Elise et qu’elle puisse voir les miens.

ELISE :

Vivre une expérience réelle et la regarder comme sur un écran, étrange ballet à distance, comme si vous étiez spectateur de vous-même. J’ai fixé mon regard sur la main puissante de Paul. J’aime le voir enserrer le manche de son outil de plaisir. Et là, juste à côté de son objet de plaisir, en glissant de quelques centimètres, je devinais ma propre main dessinant des arabesques légères sur ma perle soyeuse avant que mes doigts glissent dans le fourreau brûlant de mon désir moelleux. Le temps s’est suspendu, fixer les va-et-vient de Paul me surexcitait, j’ai ressorti mes doigts de leur gaine de chair et nos gestes sont entré en résonance. Je sentais les yeux bleu acier de Paul sur ma cicatrice désormais grande ouverte. Son regard m’a excité encore d’avantage, il a si bien su révéler mon penchant pour l’exhibitionnisme.

Mes doigts allaient et venaient désormais en moi, émettant de sonores éclaboussures cristallines, ma paume écrasait en rythme mon bourgeon de chair. J’ai glissé un doigt dans mon puits interdit, j’ai vu Paul écarquiller les yeux. Sa main s’est emballée, gestes mécaniques et réguliers, hypnose de cette transe menant au plaisir.

PAUL :

Elise était belle, généreuse dans son plaisir elle me donnait tout pour que le mien jaillisse. J’ai atteint le point de non-retour lorsqu’elle a investi tous ses orifices. J’ai toujours été fabuleusement excité de voir une femme oser ce geste. Dernier rempart de sa pudeur vaincu par le pinacle de désir de ce moment. J’ai senti des décharges libératrices étinceler dans mon cerveau, mes jambes se sont engourdies, ont flageolé sous mon poids, j’ai cambré les reins. Extatique instant d’avant l’apothéose. Mon membre a été soudain pris de soubresauts et mon ambroisie a été expulsée hors de moi. Le regard d’Elise a suivi ces paraboles incertaines, fontaine aléatoire projetant ma semence sur le miroir avec force.

ELISE :

J’ai vu Paul se cambrer, se hisser sur la pointe des pieds et enfin, de son casque d’airain, sortir son hydromel sucré. Les jets étaient longs et dessinaient de jolies arabesques dans l’air, je l’ai entendu grogner tandis que sa liqueur venait couler sur la vitre du psyché. Cette dernière vision m’a emportée à mon tour, j’ai fermé les yeux, penché la tête en arrière. Ma main s’est plaquée contre mon mont de Vénus, mes doigts se sont figés dans leur cavité respective. J’ai crié ? Je ne sais plus. L’orgasme m’a dévasté. Une boule de feu et de lave qui explose aux confins de l’esprit. Mon sexe s’est contracté puissamment, expulsant tout à la fois les phalanges de mon armée digitale et un léger mascaret, ruisseau de plaisir qui s’est écoulé de moi.

Voilà, le magnifique souvenir de ce deux à deux, de ce dos à dos, de ce plaisir partagé, de cette ligne de désir qui peut exister entre deux amants qui se redécouvrent, encore et encore.

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