Témoignage : mes premières lectures osées

La rédaction 9 septembre 2020

Selon un sondage Ifop, 57% des femmes interrogées ont déjà lu un livre érotique. 23% lisent plus de trois romans érotiques par an. Le livre Cinquante nuances de Grey s’est vendu en France à 1,7 million d’exemplaires.

Nous avons demandé à Stella Tanagra, auteure d’ouvrages pour adultes, quels avaient été ses premiers contacts avec cette forme de littérature.

Un amour pour les poèmes

Du Cantique des cantique à Histoire d’O, en passant par des auteurs comme Sade, Aragon, Bataille, Pierre Louÿs, Esparbec, Mirbeau, Régine Déforges, Colette, et des centaines d’autre encore, la littérature érotique ou pornographique, longtemps interdite, longtemps vendue sous le manteau, est devenue aujourd’hui une lecture décomplexée. Stella Tanagra, auteure de Sexe primé et des Dessous de l’innocence se souvient très bien de ses premières lectures coquines : « A vrai dire, ce n’était pas un roman mais un recueil de poèmes : « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire ; un charnel perturbant s’en dégage : érotique, monstrueux, macabre. »

Adolescente, Stella dévorait tous les livres qu’elle trouvait dans la bibliothèque de sa mère : « Baudelaire maîtrise cet art de faire ressentir aux lecteurs, tant la chaleur que la noirceur de ses désirs. Je pense notamment aux poèmes “Les bijoux” ou “Une charogne ”. Sa verve m’a émue et a chatouillé ma sensualité. »

Aujourd’hui, ce sont encore les écrits de Baudelaire qui résonnent dans ses ouvrages : «  Les thèmes de l’interdit, du vice, de la pulsion sont mes sources d’inspiration. » Stella a une plume originale. Ses livres se caractérisent par une absence totale de censure. Ses récits érotiques sortent des sentiers battus et osent, sans retenue, livrer le fond de leur âme.

Une sexualité dans la continuité

Précoce, Stella ? Sans doute ! Mais une chose est sûre, en partie à cause de ses lectures, sa sexualité sera hors normes. Libertine, éprise de liberté, adepte des pratiques (réelles ou fantasmées) socialement incorrectes, elle dit écrire des romans érotiques comme on se masturberait pour soulager une pulsion !  Ce qu’elle fait parfois en rédigeant ses récits, quand elle ne saute pas sur son partenaire… Ce sont surtout les scènes de pluralité masculine qui la mettent hors d’elle.

Auteure, modèle pour photos de charme, grande amatrice de sextoys, Stella Tanagra vit en mode hors limite, zéro tabou, et ce sont ses premières lectures “osées” et le fait d’avoir été vivement émoustillée par des mots qui lui ont donné envie d’écrire à son tour et de nous parler de sexe sans le moindre interdit. Tout en continuant de prendre du plaisir à lire les œuvres érotiques d’autres auteur(e)s.

Dans son nouveau livre, La peau du Monstre, l’(in)humanité se donne en représentation dans son plus sombre apparat. Flamboyant, sexuel ou mystérieux, le monstre révèle son véritable jour là où on ne l’attend pas : « Comme toujours, l’intime, la corporalité et la sexualité sont au cœur de mon écriture bien que cette fois, le flambeau glisse de l’érotisme vers l’étrange ».

Vous trouverez toutes les infos et la liste des publications de Stella Tanagra sur .

(Image à la une : Getty Images)

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